jeudi 29 mars 2018

LA PHILOSOPHIE DANS LE CANIVEAU, ou : la schizophrénie en philosophie, I - Introduction


La schizophrénie embrouille les pensées des schizos, ce qui est un mal ; mais elle les empêche souvent de les communiquer, ce qui est parfois un bien. Si vous pensez que j’exagère, donnez-moi une seconde chance d’expliquer ma pensée : je ne suis peut-être pas le seul à l’envisager.


La schizophrénie empêche-t-elle les schizos de communiquer leurs pensées, ou bien embrouille-t-elle la communication en général ? La rend-elle plus compliquée pour tous ? D’abord, il faut remarquer qu’il y a des individus qui ne communiquent pas ou peu leurs pensées, sans qu’ils soient schizos. Ce n’est pas nécessairement la schizophrénie qui empêche quiconque de communiquer ce qu’il pense. Dans le cas des schizos, rien ne prouve que ce soit leur mal qui les empêche de se communiquer. Mais lorsque quelque chose embrouille la communication, quelque chose qui embrouille chaque esprit qui prend part à la communication, cette chose a-t-elle de près ou de loin une ressemblance avec la schizophrénie ? Pour répondre à cette question, nous aborderons tout à l’heure la schizophrénie par sa face conceptuelle, et elle est escarpée, mais pas autant que sa face empirique, qui elle aussi m’inspire, on s’en serait douté.

mardi 27 mars 2018

Juvénales


Les années passent mais ne se ressemblent pas...

Faut-il que mon cœur, las, leur emboîte le pas,

Et que lourd de regrets il s’éteigne avant l’heure...

Ou s’éveillera-t-il aux premières lueurs

De ta flamme, ô ami, qui m’apporte ici-bas...

Feux follets, esprit saint, rythme d’un cœur qui bat !

dimanche 25 mars 2018

Sans monde


Mon coeur évite de dormir.

La nuit, il est comme un nez de tapir,

À l’affût de la part de jour, de signes.

Mon coeur n’est pas à vendre, il n’est pas digne

De suivre la détresse du monde ;

Il est lumière sans monde.

Plus jeune, ensommeillé, distant, poli,

Le temps lui fut conté par l’oubli.

Plus vieux, marcheur infatigable et guerrier ;

À présent le sauveur de mes jours fériés :

Je l’aime comme on aime la lumière,

Qui soigne presque tout en plein hiver.