dimanche 25 mars 2018

Sans monde


Mon coeur évite de dormir


La nuit, c
est un nez de tapir


À l’affût de la part de jour, de signes

Mon coeur n’est pas à vendre, il n’est pas digne

De suivre la détresse du monde

Il est lumière sans monde

Plus jeune, ensommeillé, distant, poli

Le temps lui fut conté par l’oubli

Plus vieux, marcheur infatigable et guerrier

À présent le sauveur de mes jours fériés

Je l’aime comme on aime la lumière

Qui soigne presque tout en plein hiver

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