vendredi 24 août 2018

Comme un livre

Photo © David Rolland


Tous les matins me crient : « Ta chair n’est plus aimable »,

Je préfère rester au fond du lit, lové.

Mon seul bonheur est un rituel immuable :

Le jour croissant je lis, j’oublie de me laver.

Que m’emporte ton livre dans un bel élan,

Comme un souffle du vent parmi les conifères.

Ascenseurs de papiers, ou vieux de dix mille ans,

Les arbres rompent la monotonie sévère

Des sirènes du ciel, mondes, vaisseaux paisibles,

Allant de long en large et aussi en travers

Dans mon champ de vision : je guette la possible

Apparition de nefs venues d’une autre Terre.

Ton livre aurait sa place sur mon étagère.

J’avoue ma déception, mais je pense aux avions,

Dont le passage au loin suspend mon attention.

Ma rêverie prend fin, je bois ma cafetière.

En lisant dans le marc, je repense aux avions,

Dont le passage au loin suspend mon attention.

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