lundi 24 septembre 2018

Au fou !


Si j’avais un problème

La nuit j’avais un don

Mon cœur criait je t’aime

À celui qui est bon.

Mais j’ai perdu la foi

On m’a placé ailleurs

Qu’au pacifique endroit

Où je criais malheur.

Je m’en souviens très bien...


La mandibule est belle

La mouche attend son gain

Ma tenue sans appel

Songeais-je étrennerait !


J’avais au paradis

Posé ce qui serait

Ma paperasserie.

Je fus guidé sur Terre

Dans un monde incertain

Pour souffrir en colère

Du mal de mon prochain.


Si jamais j’ai voulu

L’accueillir à la place

D’amis qui auraient lu

Ce fut par des grimaces.

Je venge mon vécu

Sur tous les praticiens

Pour le prix d’un écu

Et pour mon plus grand bien.


On a encor volé

La source de mes yeux

Et je révélerai

Dans quel complot odieux.

On a encor volé

La source de mes yeux

Car je me suis levé

Au crépuscule hors jeu.

On a encor volé

La source de mes yeux

Où est-elle, affolée ?

Au dégoût et au feu !


Je devrais m’éloigner

De mon dégoût défait.

Disons qu’il va passer

Du concret à l’abstrait.


Frère ou fils de la fin

Toi, enfant de la faux

Ô mauvais plaisantin

Qui plantes ton couteau

En poétique humaine,

Si j’avais mieux dosé

Mon coup dans ta dégaine

Tu aurais la nausée !


Ce miracle du mal

Changer le fou en vrai

N’a rien d’animal

Rien qui me récréerait.

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