lundi 6 janvier 2020

L’oiseau et l’enfant

Image © David Rolland

Au creux de ton nuage où reposait si beau
le bleu de ton visage à la clarté de l’eau



penché sur les vivants comme sur un poème
serait penché l’instant qui en serait le thème


tu vis à leur bonheur qui restait sans raison
que mourait dans leurs cœurs silencieux l’horizon



Épris de la bonté soufflée par les oracles 
tu descendis lesté du poids de tes miracles


dont un monde rempli du temps qu’il faisait jour
dans l’enfer et l’oubli attendait le retour


Et tu pris sous ton aile un enfant qui lançait
les iris éternels de son regard distrait


vers ta demeure au ciel comme un rappel ancien
à ton être essentiel dont tu ne gardes rien


Cette version du texte a été légèrement remaniée par rapport à celle qui figure dans le livre.

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