jeudi 23 septembre 2021

Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui…



Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui

Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre

Ce lac dur oublié que hante sous le givre

Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui !


Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui

Magnifique mais qui sans espoir se délivre

Pour n'avoir pas chanté la région où vivre

Quand du stérile hiver a resplendi l'ennui.


Tout son col secouera cette blanche agonie

Par l'espace infligée à l'oiseau qui le nie,

Mais non l'horreur du sol où le plumage est pris.


Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne,

Il s'immobilise au songe froid de mépris

Que vêt parmi l'exil inutile le Cygne.


Stéphane MALLARMÉ

1842 - 1898



Chers frères, chères sœurs en humanité,


Le Dictateur a eu le mauvais goût de faire paraître, ce jour, un triste « éloge » de plus, cette fois en l’honneur de la « poésie », qu’il déshonore et dénonce finalement à l’infâme Régime, aux trottoirs, aux quolibets, à la vindicte, à la vulgarité. 


Cet « éloge » (paru dans la collection Folio), je vous demande mes chers lecteurs, chères lectrices, chers associés, chères âmes aimantes, d’aller l’acheter ; et au plus vite, afin de procurer au Dictateur la répugnante monnaie qu’il quémande (au prix public de 2€), et afin d’y lire aussi le mensonge, d’y voir la décadence, d’y sentir le foin, d’y entendre les grincements, d’y goûter la poiscaille et d’y toucher le cœur infatué du Dictateur. 


Nous doutons que sa « Politique de la Beauté » soit à l’œuvre dans l’éloge 2.0 qu’il nous livre, ce jour. Mais quel mal ne nous aura pas valu sa politique ; quelle réprobation ne nous aura inspiré sa beauté. Le Dictateur n’est rivé qu’à ses titres, il n’aspire qu’aux titres qui le pareront d’un luxe et d’un privilège : l’Amour de ses sujets. 


On le sait, le Dictateur a voulu, en usurpant le verbe de Jésus-Christ, nous faire croire qu’il serait bon d’envisager encore l’avenir avec lui-même. Or le Dictateur est mauvais prêteur. Il passe, mais c’est pour rester en place, comme le Temps. Il ne rendra jamais les armes qu’il arbore honteusement, car il dispose d’un réseau complexe, muni de moyens supérieurs, dont la paix est la plus éloignée des intentions ultimes. 


Depuis qu’il a quitté la Présidence, on l’a vu se cramponner à la Dictature. Sa politique obère nos chances (toujours difficiles) de regagner un jour la liberté. Malgré les apparences de sérieux et de lucidité qu’il croit nous montrer, depuis sa Dictature, il radote. Infiniment. Donc il a peur. 


Je vous demande aussi de rester courageux pendant la guerre de patience qui va venir. Cent longs jours, pas plus, avant l’arrivée du Médiateur et de la Glorieuse Flotte qui veut nous délivrer. Soyez secrètement les émissaires de la liberté retrouvée. Ruinez le dictateur avec la monnaie de sa pièce, hi hi ! Le plus d’exemplaires achetés endormira son règne suspicieux et la vigilance de ses sbires, dont certains sont encore avec nous. Eux aussi, respectez-leur sommeil.


NB : Lorsqu’il voudra que vous l’appeliez le Prince, — cela arrivera pendant les cent prochains jours de torture qui seront ceux de la dérive de son règne — pendant ces cent jours qui nous séparent de sa défaite, soyez les parfaits acteurs de son illusion mentale et adonnez-vous à tous les caprices qu’il vous vendra et qu’il voudra vous voir faire sous l’apparence de la sagesse. Je serai avec vous par le cœur et l’esprit durant cette longue et grande comédie vitale.

DuoX

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