mercredi 15 août 2018

Médecine du désespoir

Négatif du visage du linceul de Turin (1898),
© Photo Guiseppe Enrie, 1931.


Le désespoir prévaut,

Tout au fond des cerveaux.

Pour leur venir en aide,

Guérir d’une âme laide,

Nous rendre intelligents

Et bons envers les gens,

Mieux vaut se comparer,

— Mais sans désemparer —,

À quelque grand vivant

Qui fit en arrivant,

Sous une forme humaine,

Étrangère à la haine :

« Amis, dressez la table.

La mort n’est qu’une fable.

Ci-gît le moi profond

Du désespoir-à-fond.

Écrivez-moi un livre,

Et je vous en délivre. »

Recueillons son sourire,

Dans le lire et l’écrire.


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