dimanche 12 septembre 2021

DEVINETTE #1

 
Statue de Diogène, Sinop, Turquie


Qu’y a-t-il de plus fort que la preuve de l’existence de Dieu ?

CRITIQUE : Lève-toi, poétasse














—Au sujet d’un pedzouille dans la poésie et l’édition parisienne— 


On trouvera chez le Jean-Pierre, en cherchant bien sous la croûte de poussières et de bousiers qu’il a accumulé durant sa longue carrière de plastronneur et d’idioties, deux lieux communs, deux commodités qu’il radote à longueur de temps à toutes les trayeuses de la crotte-culture du net ; et le ci-devant nommé Jean-Pierre, heureux et péteux à plein-temps, d’arroser industriellement les tréfonds de la web poetry avec sa crème d’hominidé et ce refrain, se résumant à deux expressions libertaires : 


  • l’une, brève connerie abyssinale, vous ravale certaine poésie, mignonnette, au rang de mièvrerie plate et scolaire ;
  • l’autre, simiesque et comptable, s’assied sur les prétentieux poëticons zélitistes et leur souffle à la gueule son haleine de mistral. 

samedi 11 septembre 2021

Satan dans les cœurs





C’est la fin du monde.




Pas tel que nous l’avons connu.




Nous n’avons pas connu le monde, car nous n’avons pas compris les femmes.




C’est la fin du monde parce que les femmes le veulent ainsi.

mercredi 16 juin 2021

Plasma


Et le soleil pensait tout haut : qu’est-ce qui cloche ?
Ils vivent sans entrain, rien ne les rapproche 

Le soleil demandait : qui éteint vos ardeurs ?
Elles faisaient chanter, elles rythmaient les cœurs 

Le soleil nous disait : moi seul suis solitaire 
Je me nourris de mes rayons, je vous éclaire 

Le soleil chantait fort : buvez l’air de vos rues
de vos sentiers, bouches ouvertes ! Disparues

vos langues vont durcir, se comprimer et fondre
Vous brûlez de désir, mais pourquoi se morfondre ?

Demain je reviendrai briller en amoureux 
Si l’ennui vous prend, j’attiserai mes feux

lundi 14 juin 2021

1, 2, 3… quatrains !

Les Grandes Marguerites, 1930


      


                                









                           


                            —IV—
Pour toi j’ai réveillé l’amour qui va s’écrire 
m’a dit la fée qui dort, dans un dernier sourire  
Pour toi j’ai éclairci la nuit qui t’a écrit 
m’a dit le point du jour qui faisait de l’esprit

dimanche 16 mai 2021

« Il y a un Dieu »


Frappe israélienne sur l’immeuble Al-Jalaa qui abritait les 

bureaux d’Al-Jazira et d’Associated Press à Gaza City, 

le 15 mai 2021. MAHMUD HAMS / AFP (via LeMonde.fr)















  

 

  


                                                  « Il y a un Dieu. »

                                                    Jawwad Mahdi



Du temps où on le savait,

on y croyait dur comme fer.

Maintenant, on n’y croit plus,

et l’on sait tout et son contraire.


Un homme dit — Il y a un Dieu.


On lui répond — Eh oui, mais c’était avant.


Et il dit — Il y a un Dieu d’avant.


Quelqu’un lui répond — S’il y avait un Dieu, ça se saurait ; on n’en sait rien, donc il n’y en a pas, c’est sûr. 


Mais l’homme voit le monde ; et en dépit du sort, il pense — Il y a un Dieu.

jeudi 29 avril 2021

LECTURE : Quart livre des reconnaissances, de Jacques Réda

 



Quart livre des reconnaissances, Jacques Réda, Éditions Fata Morgana, 2021


Réjouis-toi, poésie ! 

Jacques Réda publie.


Le Quart livre des reconnaissances est l’un des rares livres, l’un des seuls, en 2021 et au-delà du temps, qui réveillent le lecteur de poésie égaré ou déçu par la production moderne. 


Le Poète, fidèle à sa Muse, a su marier la forme et le fond dès les premières pages, qui s’ouvrent sur les Fragments d’une épopée du mètre avec la suite Le Roland sérieux : 


I

Décasyllabe est le vers féodal 

Du preux qui tient ferme sa Durandal


Entièrement composé de vers de dix syllabes et traitant des origines de la langue littéraire française, ce poème fourmille d’intentions, de trouvailles et de rimes, d’allusions et d’évocations historiques qui en font, outre une parodie tardive de la chanson de geste, une lecture chantante, une coupe légère qui accueille en elle les siècles et les esprits, sans imposer leur poids. Le geste donc, est large, ouvert, bienveillant.


mercredi 28 avril 2021

CRITIQUE LITTÉRAIRE : Deux livres de Pierre Vinclair


Pierre Vinclair (Prise de vers, La rumeur libre éditions, 2019)

(Sans adresse, Éditions Lurlure, 2018)


CRITIQUE :


Cela est fort vaste, 

me dis-je en moi-même…

This dice is the last

à moins d’un poème…


Pierre Vinclair, Prise de vers,

Sans adresse, et Le coup de dés