dimanche 2 mai 2021

Que peuvent faire des poèmes?

Victor Hugo

 











J’ai vu, assez récemment, deux enfants de moins de dix ans, alarmés, ou en larmes, en entendant des poèmes, ou en les lisant. Ces vers étaient à mon avis bons et destinés au jeune public, ces enfants très intelligents et sensibles, mais ils n’avaient jamais vu ni entendu de la poésie contemporaine rimée, rythmée, versifiée. D’où leur émoi, qui dans un cas, submergeait l’enfant, et dans l’autre, l’affolait. 

La cabale antipoétique de poètes modernes, qui posent ou planent ou éructent au lieu de rythmer, versifier, raconter, a donc finalement impacté la jeunesse, de même que la logique des programmes qui rendent imperméable, désagréable ou anodine la poésie, en toute logique puisque les programmes reposent sur ce que les poètes ont trouvé et transmis après l’avoir recherché, vécu, senti, imaginé. 

Le problème n’est pas ce qu’ils écrivent ni ce que je peux en dire. Personne ne peut tout lire et tout relater. On doit donc avoir une idée représentative de l’ensemble, un échantillon, un semblant de réalité sous les yeux, après quelques années passées à chercher et à sonder des livres de poésie. Et si j’en crois mon expérience, tout existe en poésie avec peu de possibilités de distinguer une masse importante de la production. Mais il existe des tendances fortes et clivantes. 

On a du point de vue formel le minimalisme fragmenté ; le poème-récit en prose; la poésie illisible qui se revendique en tant que telle en raison de l’indicible qui résulte de l’impossible à rendre compte d’une expérience du surgissement de l’être-là-qui-écrit-en-ressaisissant-l’acte-qui-la-fonde ; on a des faiseurs de sonnets, de rimaille et d’alexandrins, etc. ; des textes scandés millimétriquement. J’en oublie probablement. 

Du point de vue du sens, il y a des poèmes philosophes ; des poèmes de fiction ; de la poésie expérimentale ; des happenings ; poésie descriptive ou narrative ; des fantaisies humoristiques ; des poèmes religieux ; lyriques ; pour l’enfance ; des poèmes poétiques réfléchis, et peut-être bien… des poètes spirites. Oui, c’est ze next big thing. La critique ne tardera plus à prendre d’assaut ce segment, et la mode à le promouvoir. 

On sait que Victor Hugo a fait du spiritisme et que cette pratique ésotérique fut très en vogue à la fin du 19e siècle, coïncidence : c’est le moment historique de la poésie française. Et celui de la rupture avec une tradition, celle de l’alexandrin. Tradition qui s’est prolongée jusqu’à nos jours mais la rupture l’a éclatée, l’a raréfiée, dépassée, décrédibilisée, raillée et ringardisée, jusqu’au jour où des enfants prendraient peur, j’en suis témoin, en présence du dodécasyllabe français, l’alexandrin. 

D’où mon questionnement : y’a-t-il, plus que coïncidence, une quelconque corrélation entre, d’une part, l’apogée du spiritisme et de la poésie française au 19e siècle, et d’autre part, le fait que restituer de nos jours en vers un semblant de cette poésie-là, grâce à la rime et à l’alexandrin, puisse émouvoir à ce point des enfants, les apeurer, les inquiéter et provoquer des pleurs ? 

Autrement dit : quand j’écris un sonnet en vers français (forme classique très prisée à cette époque et depuis plus longtemps encore), est-ce que j’invoque un esprit spirite, un au-delà, est-ce que je fais du spiritisme ? 

On pourrait pousser l’idée du questionnement plus loin et supposer que c’est même le père Hugo qui dicte mes poèmes… 

Ou alors, est-ce que, oui, certes je convoque l’esprit ancien, traditionnel (en perte de vitesse et d’intérêt), c’est-à-dire mille ans de prosodie dodécasyllabique, que les enfants d’aujourd’hui appréhendent avec de plus en plus de difficultés, dans la mesure où, les poètes eux-mêmes la jugeant majoritairement désuète, l’école la leur enseigne vraiment moins qu’il y a 20, 30 ou 50 ans ? Donc, que « ça », la rime, l’alexandrin, le rythme régulier et vocalisé, ça leur paraît « sorcier » ? décalé et effrayant ?

« Esprit ! Es-tu là ? » Ooooouuhhh !

Si la poésie est un spiritisme, soit elle peut endormir les esprits, soit elle peut les réveiller. Voyez d’ici les implications : sont-ils bons – sont-ils mauvais ?

De même : si la poésie n’est qu’un truc qui agite matière corporelle et sons, rythmes et sens, elle peut aussi endormir ou réveiller. « La berceuse et le clairon », pour citer un (très gros) livre de Philippe Beck.

Si c’est un truc, la poésie, c’est un « truc » comment ? Magique ? Poudre de perlimpinpin ! Féerie ! Poudre aux yeux ! Ingénieusement dirigée en coulisse…

Ou de l’esprit ? 

Spiritisme ou spiritualité alors ?

L’esprit fantomatique de Hugo — ou l’esprit de tous les poètes ?

Toc toc, moi ? Et vous !

Je veux conclure en disant que la poésie c’est de l’esprit et de la matière. Aujourd’hui j’aime bien penser que la poésie fait vivre les mots. Avec des mots vivants, voilà comment faire de la poésie.


LA VIE DES MOTS


Non, non, je ne suis pas un spirite inspiré
contacté par Hugo, Voltaire ou Mallarmé
Je ne ne suis pas le serviteur de tels esprits
qui voudraient continuer en moi leurs poésies

Des cas sont attestés par les médiums eux-mêmes 
et par leur entourage, des gens sans problèmes 
sans instruction ; il faut, disent-ils, que ce soit
des communications venues de l’au-delà !

Je n’ai jamais été l’un de ces possédés
Tout ce que j’ai écrit, Dieu me l’a cédé
Dieu n’est pas qu’un esprit, il est aussi un être
en qui, comme nous tous, je veux me reconnaître 

J’ai pris l’alexandrin où on l’avait laissé
avec la rime et l’orphelin, abandonnés
Ne verse plus de larmes, mon enfant, mon bien
devant les mots vivants d’un poète de rien

jeudi 29 avril 2021

LECTURE : Quart livre des reconnaissances, de Jacques Réda


Quart livre des reconnaissances, Jacques Réda, Éditions Fata Morgana, 2021


Quand Jacques Réda publie, la poésie se réjouit. Le quart livre des reconnaissances est l’un des rares livres, l’un des seuls, en 2021 et au-delà du temps, qui réveillent le lecteur de poésie égaré ou déçu par la production moderne. 


Le Poète, fidèle à sa Muse, a su marier la forme et le fond dès les premières pages, qui s’ouvrent sur les Fragments d’une épopée du mètre avec la suite Le Roland sérieux : 


I

Décasyllabe est le vers féodal 

Du preux qui tient ferme sa Durandal


Entièrement composé de vers de dix syllabes et traitant des origines de la langue littéraire française, ce poème fourmille d’intentions et de trouvailles, de rimes, bien-sûr, d’allusions et d’évocations historiques qui n’en font pas une parodie tardive de la chanson de geste, mais une lecture chantante, une coupe légère qui accueille en elle les siècles et les esprits, sans imposer leur poids. Le geste donc, est large, ouvert, bienveillant.


Jacques Réda possède avec sa Muse toutes les possibilités du mètre régulier français. Après le décasyllabe qu’il qualifie, si ma mémoire est bonne, d’élégant et tendu, propice aux descriptions et à la narration, presque classique (cf. Quel avenir pour la cavalerie ? Une histoire naturelle du vers français, Jacques Réda, Éditions Buchet-Chastel, 2019) ; l’octosyllabe s’invite, un peu balourd, porté par sa puissance satirique et comique ; l’alexandrin apparaît (avec le poème Renaissance), qui chantera l’amour, les époques, qui épousera l’âme des poètes, des amoureux et des épris d’absolu, qui saura conter l’aventure de l’humanité avec amplitude, clarté et force persuasion. 


Le travail en vers de Jacques Réda ressemble à un jeu, qui lui permet aussi de fixer des fresques sérieusement. Sa mémoire et ses pensées, dont les vers et les rimes animent les étendues et les enchaînements, émergent lentement d’une langue poétique, au fur et à mesure qu’il joue avec (ou dompte) les mètres. Au fil des souvenirs littéraires, poétiques, des lectures, des amitiés et des joies retrouvées dans les poèmes qui s’écrivent là, ses visions se font plus personnelles, plus sombres aussi, plus chargées d’un enjeu qui se dresse devant la langue poétique, et que le Poète incarne pour sa Muse. 


Ainsi l’heure approche. Sans gravité. Mais on va devoir s’expliquer. Cela s’appelle Musardises et Cornemuses. Si vous les entendez au loin, faites un détour ; et si vous les attendiez, tenez-vous prêts à danser, pas que la valse ou la gavotte. Composée de neuf poèmes, cette section du livre explore la palette du mètre français avec des grâces et des intensités qui disent et redirigent le sens de la poésie française vers un avenir digne de sa grandeur. 


VII

L’unique Muse inspiratrice est la mère Énergie.


Tel est le premier vers de la poésie à venir. Dans cette danse première, l’horizon s’étend, la veille se prolonge, l’empreinte du temps se remarque mieux sur les figures, les teintes du ciel mordoré s’approfondissent, le rythme s’accentue, le balancier le suit et l’atmosphère s’épaissit.


Point n’est besoin d’un manifeste. Un autre poème suffit. 


La Muse à son Poète, alors, dira adieu, dans un ultime poème. Ou dans un autre encore. Il aura, le Poète, le goût tendre et madré d’assombrir le tableau, car son pessimisme contient autant de nuances que sa gaieté.


IX

Bientôt je m’en irai vers l’éternel royaume 

Et, Muse, je te vois prête à m’accompagner […]


Lien vers la page de l’éditeur 

mercredi 28 avril 2021

CRITIQUE LITTÉRAIRE : Deux livres de Pierre Vinclair


Pierre Vinclair (Prise de vers, La rumeur libre éditions, 2019)

(Sans adresse, Éditions Lurlure, 2018)


CRITIQUE :


Cela est fort vaste, 

me dis-je en moi-même…

This dice is the last

à moins d’un poème…


Pierre Vinclair, Prise de vers,

Sans adresse, et Le coup de dés


mercredi 14 avril 2021

Poésie visuelle et sonore : La maison

 

David Rolland

Bienvenue dans ma poésie ! Dans cette première vidéo, je dis mon poème La maison. J’ai réalisé une deuxième vidéo à venir plus tard sur ce blog. 
J’ai improvisé la mise en scène et en images de ces « récitations » dans le but de partager quelques  poèmes contre l’ennui de nos vies difficiles, et aussi pour faire connaître quelques-uns des textes que je souhaite publier.
Le tableau que vous pouvez voir derrière moi dans cette vidéo, est l’œuvre de l’artiste brestoise Mélanie Cavalec.
Poétiquement vôtre !

mardi 13 avril 2021

CHRONIQUE : Le Printemps des Peuples

 


Il y a de quoi s’étonner en lisant page 115 de Levez-vous du tombeau (2019, éditions Gallimard) la conclusion de Jean-Pierre Siméon : « Les peuples meurent d’avoir perdu la poésie ».


Certes, telle n’est pas vraiment la conclusion, puisqu’il s’agit de l’avant-dernière page de l’ouvrage ; à la page suivante, qui est bien cette fois la dernière, il écrit et rend hommage à Aimé Césaire : « Nous sommes définitivement avec toi/Sous “la pluie de chenilles”/Du côté de l’espérance. » 


Ainsi espère-t-il, je le suppose et je l’espère avec lui, en la résurrection des peuples. Et vraiment, je pense la chose possible, sans doute probable et peut-être prochaine, bien qu’il y ait fort à faire — car si j’en crois la Bible, en Palestine il y a pratiquement deux mille ans, un homme nommé Jésus est mort et ressuscité. Or ni son nom ni sa mémoire n’ont cessé de vivre depuis sur terre. Si ce fait est exact, et bien que certaines personnes le tiennent pour une légende, les peuples seraient donc également promis à un avenir mémorable et glorieux ? Dieu, dans son infinie bonté, a ressuscité un homme ; pourquoi refuserait-il de ressusciter les peuples ? 


lundi 8 février 2021

CRITIQUE : Greluchon par-devers soi

— Un phénomène de foire dans la littérature française —

Sur le récent et contemporain scandale d’un témoin de Jéhovah qui, pour les besoins de sa cause, prend à partie la littérature et l’opinion parce qu’il vise à édifier son lectorat, en vouant son existence aux sirènes gémoniaques de la critique la plus féroce, on n’a jusqu’à présent pas fait montre d’une grande curiosité à l’endroit du phénomène qui l’agite, car on agite désormais plus volontiers la tête en signe de désapprobation, au lieu d’agiter une lanterne en plein jour ; or notre énergumène catéchumène est lumineux. Il est brillant et nimbé de clarté. Pourtant, dans le périmètre époustouflant de ce soleil véridique, nul ne s’est arrêté, dans la course à la reconnaissance de la vérité, pour considérer l’Astre — ni le thème astral — autour duquel tourne chacun de ses affiliés par Soustraction : l’opinion va de révolutions passives en sidérations actives.

Être curieux repose toujours sur quelque questionnement, qui soulève notre curiosité avant toute question. Et sans plus dissimuler qui il est, demandons-nous plutôt ce que Maxence Caron n’est pas ou ce qu’il n’est plus. Non que nous insinuions que Maxence Caron ne soit plus lui-même. Lucifer l’embringue. Mais nous demandons, par souci de moralité :

— Maxence est-il un témoin scandalisé de l’enfouissement de Jéhovah par l’athéisme militant ? — Ou bien Maxence est-il un scandaleux témoin de Jéhovah, en partie victime d’incontinences judicatoires et d’une intransigeance des plus boursouflées ?

dimanche 7 février 2021

CRITIQUE : L’étiquette «Poésie»

Impression, soleil levant, Claude Monet, 1873


Le fait est éreintant. Ils voient, mais ne distinguent pas. Ils voient, mais ne regardent pas. Ils se montrent incapables de faire place à l’avenir, à ceux qui sont bienvenus. Ils dégoûtent même de lire, ils dégoûtent de l’art qui les nourrit, qui les élève, qui les honore. Leur plus récente  invention, après celle, historique, de la « mort de Dieu », en est la déclinaison sur le mode poétique : la fin et le dépassement du vers régulier.

Cette invention de pervers bavards et universitaires ne découle pas de la « mort de Dieu » tout sainement, tout naturellement, comme si, à la désolation universelle, succédait logiquement l’abandon de l’harmonie et du rythme : la foi eût déserté tout être, dont la poésie. Mais loin de la logique (qui évoquerait encore trop subtilement l’existence d’un « Principe »), l’idée proprement satanique, en dénigrant la pratique du vers régulier, c’est dire et faire : « Dieu est mort... ça n’aura pas suffi ! Inoculons le poison de l’anarchie dans le vers, espérons que ça nous suffira à gérer les fonds. » Ainsi le vers, devenu véreux par l’opération de discrédit jetée sur le vers régulier, repasse-t-il par les mêmes véreux qui passent pour être les poètes de leur temps. Sollers, par exemple, dans son prochain roman (à paraître chez Gallimard en 2021) reprend lui aussi, comme tout le monde, la litanie « Dieu est mort » : tel est le fonds de commerce permanent de la littérature contemporaine. Il est commode de faire « genre Dieu est mort », cela vous donne un genre « nouveaux poètes ». 

Cette ixième itération d’un préjugé littéraire, qui a décimé assez de forêts pour rendre l’atmosphère irrespirable, a remarquablement fini par révéler son fond. Une telle confusion, un tel acharnement de poètes contre la régularité de l’être, contre le sens de la vie, ne peut que déclencher le soupçon, un appel du pied au réalisme. Dans quelles misérables intrigues la poétique ne nous aura-t-elle pas plongés, tant et tant qu’on peut se douter qu’elle aussi manigance un roman. 

CRITIQUE LITTÉRAIRE : «Que reste-t-il de la poésie ?» de Dana Gioia


Dana Gioia : Que reste-t-il de la poésie ? 

traduit de l’anglais par Renaud Toulemonde, Editions Allia, 2021.

Ce court essai de l’écrivain et poète américain Dana Gioia, premièrement publié en langue anglaise en 1991, vient de paraître chez Allia en France et c’est une bonne idée.

L’intérêt premier de ce livre, c’est d’exposer la situation de la poésie en Amérique en des termes facilement transposables en France à notre époque. D’ailleurs, ignorant tout moi-même de l’état sociologique de la poésie américaine, je le reçois et le traite pour ce qu’il peut me dire non pas des États-Unis en particulier, mais de la poésie en général. Je suppose que cette lecture choquera quelques-uns, mais elle justifie en partie l’initiative éditoriale d’Allia en 2021 en France, où la place minuscule de la poésie dans la culture ne devrait pas permettre qu’on s’effarouche qu’un blogueur tel que moi prenne la substance d’un livre pour ce qu’elle est, c’est-à-dire une vivification de l’esprit susceptible de profiter à tout le monde.

Sous la forme badine d’un debriefing dont les Américains ont le secret, l’auteur dénonce la spécialisation de la poésie, désormais affiliée aux cours universitaires de création littéraire. Donnés par des poètes institutionnalisés, pour un public toujours plus confidentiels de poètes et de moins en moins lus par le grand public, la poésie, selon l’auteur, se rumine dans l’entre-soi. « La poésie américaine est désormais l’apanage d’une coterie. » (Incipit, p. 7) Les revues n’intéressent plus que des poètes, eux-mêmes auteurs et lecteurs de poèmes, à peine le public cultivé. La professionnalisation des poètes fait de la poésie l’intérêt d’une petite communauté qui n’hésite plus à honorer les siens, parfois au détriment de la qualité intrinsèque des publications. Ainsi, la critique sincère n’étant guère plus produite, mais systématiquement bienveillante, on entortille la poésie dans le sirop de la connivence. La culture populaire tient la poésie pour morte, puisque dévitalisée, coupée de ses racines existentielles. 

mardi 20 octobre 2020

LECTURE : Histoires de Schtroumpfs

 

En 52 saynètes, les Schtroumpfs laissent découvrir au lecteur schtroumpfé par tant de drôlerie leur monde sympathique et inactuel. Pour une planche de Peyo je donnerais toutes les bandes dessinées, avec tout le respect que je leur dois. Un petit apprenti-schtroumpfeur passera des heures à deviner la langue des « misérables petits nabots bleus », comme disait d’eux l’horrible Gargamel. Le schtroumpfeur confirmé traduira la langue schtroumpf dans la sienne où il peut faire des progrès considérables, schtroumpfement recommandés partout où il schtroumpfera le change en devant se montrer éloquent. Les grands Schtroumpfs veilleront à user de diplomatie envers les petits liseurs lors de leur sevrage de la littérature schtroumpfesque, en raison de l’assuétude entraînée par le commerce avec l’univers Schtroumpf, qui est constitué d’incompatibilités schtroumpfestes avec notre code social.

Chaque planche est ornée d’un proverbe schtroumpf qui initiera l’enfant à la saynète lue, ainsi qu’à la pensée proverbiale humaine et au langage idiomatique.

Lien vers la page du site de l’éditeur :