jeudi 20 septembre 2018

Du consentement au don


Entre le consentement et le harcèlement, on peut dire qu’il y a une opposition. C’est l’opposition harcèlement / consentement. 

Suivez bien car je ne vais pas le répéter après sur Twitter.

mercredi 12 septembre 2018

L’avenir appartient aux vivants


Vierge en oraison vers 1480, Jean Bourdichon, 
© Musée des Beaux Arts de Tours





— Alors, on fait quoi ?
— Je ne sais pas.
— Mais comment on leur dit ?
— On leur dit que c’est fini.
— Ce n’est pas la fin, c’est...
— Oh, s’il-te-plaît, arrête avec ça, tu sais bien que je n’y crois pas. 
— On leur dit que c’est mort.
— Pas comme cela, ça exige du tact, voyons !
— De toute façon, tu sais comme moi que ça ne fera pas une ligne dans les journaux.
— Non, ça c’est sûr.
— Et qui va l’annoncer ?
— Quelqu’un de solide, concerné, un responsable.
— Toi ?
— Moi ? Et puis quoi encore !
— Tu es concernée.
— Pas autant que toi.
— Mais moi, je ne peux pas. En dévoiler la nouvelle doit revenir à un proche. 
— Comment ça ? Moi ? Proche ?
— Oui.
— Pas si proche, enfin !
— C’est agréable.
— Non, mais tu es simplement un ami.
— Je t’ai aimée, tu le sais.
— Malheureusement...
— Ne le dis pas, je sais bien... Je pense que c’est pour une femme.
— Quoi ?
— C’est une femme qui doit l’annoncer.
— Non.
— Je t’en prie, pour une fois.
— Bon... d’accord...
— Merci.
— Attends !

mardi 11 septembre 2018

Pour les mois de l’année



En janvier ? Je me crus palefrenier du roi !

Mais début février, un geste maladroit

Me causa du souci jusqu’en mars : des bricoles !

Je naquis en avril, bon sujet de mes colles.

En mai revient le temps qui se prête à l’éveil.

Je retiens de juin la mer et le soleil,

Dont juillet peint toujours la toile du bonheur.

En août nous attendrons un regain de chaleur,

Qui viendra en septembre à l’intérieur des cœurs.

Octobre arrivera un soir, mais n’aies pas peur :

Novembre, obscurément, dira : tout recommence...

Dans les nuits de décembre en haut des cieux immenses.

mercredi 5 septembre 2018

« Rien » entre nous, pensée de l'Interstice


Pour se prémunir contre la souffrance et le mal, les êtres humains se placent dans des situations (sociales, professionnelles) et dans des postures (intellectuelles, idéologiques) qui les coupent de la vérité, parfois de la réalité. Ces situations, en retour, engendrent le mal et la souffrance entre eux et autour d’eux, créent des dimensions improbables, des mondes chimériques, des apparences compliquées, telles les créations de dieux imparfaits, non pas issues de leur force, mais plutôt par faiblesse, tels des êtres dont la prudence, l’intelligence, l’expérience, leur dicteraient de se mettre strictement à l’abri d’un goût plus ample et plus facile envers la vie, envers les autres.